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L’ART SCÉNIQUE COMME CHAMP D’ADOUCISSEMENT DE LA VIOLENCE POLITIQUE AU CAMEROUN

Au regard de la montée fulgurante de la violence politique au Cameroun, plusieurs catégories d’acteurs s’y entremêlent dans le but de la juguler. Parmi ceux-ci, les acteurs culturels (artistes musiciens et humoristes) à travers l’art scénique jouent un rôle particulier. En fait, les artistes camerounais n’hésitent plus à se prononcer, à mener des actions concrètes à travers différentes mobilisations afin d’essayer d’adoucir la violence politique dans le but de construire la paix. Cette étude s’évertue donc à démontrer leurs modalités de lutte contre la violence politique au Cameroun. Elle se fait par l’analyse du contenu des discours issus de leurs œuvres et le décryptage des actions mobilisées par ceux-ci. Aussi, nous avons mis en exergue les contraintes qui entravent les actions de ces artistes.

LA CHINE, L’ALLEMAGNE ET LE DON DU BATIMENT COMMUNAUTAIRE A L’UNION AFRICAINE : enjeux et perceptions

Cet article analyse le don des bâtiments communautaires par la Chine et l’Allemagne à l’Union Africaine comme un adjuvant de leur politique africaine. Mobilisant le constructivisme réflexiviste, l’analyse stratégico-symbolique ainsi que les techniques documentaires et vivantes, il démontre qu’en créant un sentiment communautaire entre Africains travaillant à Addis-Abeba, ces bâtiments sont des espaces au sein desquels les Africains adoptent des idées, valeurs et normes qui circulent entre les États et influencent leurs attitudes. Bien plus, l’on décèle d’autres motivations diplomatico-stratégiques de ces bâtiments intégrateurs dont les ambitions des donateurs sont de faire de l’Afrique un partenaire privilégié dans les relations internationales. Loin de faire l’unanimité, les dons des bâtiments engendrent des perceptions oscillant entre « dépendance », « business » et « vassalisation ».

TRANSFORMATIONS JOURNALISTIQUES ETRECOMPOSITION DE L’ESPACE MEDIATIQUECAMEROUNAIS A L’ERE DE LA REVOLUTION NUMERIQUE

Le présent article se propose d’analyser les transformations journalistiques et médiatiques à l’ère du Web 2.0 en contexte camerounais. Il s’appuie sur une analyse qualitative à dominante ethnographique mobilisant un dispositif méthodologique et privilégie l’articulation entre l’ethnographie en ligne et hors ligne. Le traitement des données recueillies s’est fait par le recours à l’expertise de « l’analyse par théorisation ancrée ». Les résultats obtenus montrent que la révolution numérique a contribué à la migration en ligne de la presse écrite camerounaise. La télévision n’est pas en reste. Elle cherche à se réinventer afin de faire face à la concurrence du web. Par ailleurs, l’on observe l’émergence d’un nouveau type de journalisme : le journalisme participatif et citoyen.

THE INTRICASES IN GUARANTEEING A HAVEN FOR SOCIAL MEDIA USERS IN TIMES OF SNOWBALLING CYBER CRIMINALITY IN CAMEROON

Social media crimes keep on soaring as days unfold making social media unsafe for its users, whereas communication even through the media has become a human right. Offences committed through social media hinder the enjoyment of this right. It is against this backdrop that countries the world over including Cameroon, have embarked on taking measures to guarantee a haven for social media users. A panoply of laws have been enacted in Cameroon and institutions set up to achieve this purpose but with little success. This paper sets out to uncover the intricacies of guaranteeing a haven for social media users in Cameroon. Through qualitative and quantitative research methods, the paper reveals that despite efforts deployed, there are jurisdictional and prosecution impediments that obstruct Cameroon’s quest for protection of social media users. To counter these obstacles, the paper recommends amongst others, greater and more effective cooperation between the various stakeholders in the fight against social media crimes.

L’APPROCHE GLOBALE DE LA SECURITE DANS L’ANALYSESTRATEGIQUE ET SECURITAIRE

: L’Approche globale est une expression apparue dans le champ des études stratégiques et de sécurité en 1999 et fait partie depuis 2002 du discours stratégique international. C’est une méthode à la fois de planification et de mise en œuvre adaptée à la lutte contre les nouvelles menaces à la paix et à la sécurité, les crises complexes. Elle est une modalité de contre-insurrection, élaborée pour faire face à l’insurrection, appliquée par des États ou par des organisations internationales. Elle concerne les niveaux politique, stratégique, opératif et tactique dans les processus décisionnels de prévention, de gestion ou de sortie des crises. Elle coordonne les moyens militaires et non militaires liés à la sécurité, au développement et à la gouvernance. La présente communication se propose de présenter de façon théorique cette approche globale aux niveaux politique, stratégique, opératif et tactique.

LES ENJEUX DES PRINCIPAUX ACTEURS INTERNATIONAUX ET LOCAUX ENGAGES DANS LA LUTTE CONTRE BOKO HARAM DANS LE BASSIN DU LAC TCHAD

Il y a au cœur de la mobilisation des principaux acteurs internationaux et locaux aux côtés des Etats du Bassin du Lac Tchad dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, la problématique des enjeux. Au sens de la perspective méthodologique de l’interaction stratégique, à travers plusieurs actions et plans d’actions qui constituent ainsi leurs enjeux manifestes, ces acteurs somme toute stratèges défendent au mieux ce qu’ils perçoivent êtres leurs intérêts. Ces intérêts ou enjeux latents déterminent plus les acteurs qui ne semblent plus se soucier de l’éradication du terrorisme qui parait pourtant être l’une des questions urgentes pour la stabilité de cette partie du continent africain en proie à plusieurs menaces sécuritaires et environnementales. La lutte contre Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad ne devient donc rien d’autre qu’un terrain où se déroule un jeu aux enjeux manifestes et latents des acteurs qui ne se déploient pas nécessairement dans le but de faire finir les exactions des terroristes.

LA CEEAC ET LA SECURITE COLLECTIVE : LE CAS DU TERRORISME

Le défi majeur dans la lutte contre le terrorisme réside dans la prise en charge effective de la sécurité par la CEEAC en se dotant d’une capacité de dissuasion, d’anticipation et de gestion des conflits, des actes de brigandage et des menaces terroristes. L’on tente de démontrer que l’émergence de nouveaux enjeux sécuritaires comme le terrorisme, quand il concerne les pays en développement pose souvent beaucoup de problèmes quant à son éradication, la réalité étant que la plupart de ces États sont des États fragiles, d’autres traversant une profonde crise politique, sociale et/ou économique, certains encore se remettant de conflits le cas de la RCA, de la RDC, de Burundi. Il s’agit d’appréhender la capacité de la CEEAC face la question du terrorisme en Afrique Centrale en présentant les actions perceptibles de cette communauté.

RÉSEAUX D’ACTEURS ET ENJEUX STRUCTURANT LAGOUVERNANCE DES RÉFUGIÉS AU TCHAD

Après la fin de la seconde guerre mondiale en 1945, suivie de la création du HCR en 1950, la gestion des réfugiés est devenue un enjeu commun mondial. Plusieurs politiques sont définies à différents niveaux pour leur gouvernance. Ainsi, après l’adoption par l’ONU de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés en 1951, il a été adopté en 1969 la Convention de l’OUA relative aux réfugiés en Afrique et la Déclaration de Carthagène sur les réfugiés en Amérique centrale en 1985. Au niveau national, plusieurs États ont mis en œuvre des politiques migratoires pour mieux gérer les réfugiés. C’est le cas du Tchad, un pays dont sa contiguïté territoriale fait de lui le principal foyer d’accueil des réfugiés fuyant les conflits des pays limitrophes. Sa politique de gestion des réfugiés repose sur un ensemble d’acteurs qui agissent et interagissent stratégiquement. Dans ce contexte d’enjeux parfois contradictoires, les acteurs ont un objectif commun qui est la protection du bien commun mondial (le réfugié). Cette étude a pour objectif d’analyser les réseaux d’acteurs et les enjeux de la gouvernance des réfugiés au Tchad. Pour atteindre cet objectif, elle mobilise les approches théoriques et empiriques. Les premières reposent sur la théorie de la gouvernance, la théorie des réseaux et l’interaction stratégique alors que les secondes ont permis d’administrer un questionnaire à 74 réfugiés et des entretiens avec 33 personnes ressources. Les résultats de cette étude montrent que la gouvernance des réfugiés au Tchad est structurée par une quadrilogie des réseaux d’acteurs qui agissent en interdépendance parmi lesquels émergent les réseaux communautaires. Cette interdépendance des acteurs met en perspective les enjeux manifestes et latents des réseaux d’acteurs.

LA CONSTRUCTION DE L’UNION AFRICAINE A L’EPREUVEDE LA SOUVERAINETE ETATIQUE

La conception traditionnelle de la souveraineté l’associe à la puissance sur le plan international. Elle prétendait autrefois régner en maître absolu et constitue selon le paradigme réaliste, un instrument privilégié de la compréhension du monde contemporain. Mais, les bouleversements et les douleurs causés par la Seconde Guerre Mondiale, avaient déjà ouvert la voie à l’idée d’une régionalisation du monde, invalidant en partie la pertinence du cadre conceptuel réaliste. L’expérience fit recette, notamment en Afrique. Dans la plupart des cas, les souverainetés n’étaient plus bousculées ni a fortiori refondues et, partant, les espaces n’étaient plus réellement repensés. Ce qui serait sans doute l’une des raisons ayant conduit à la substitution de l’Union Africaine (UA) à l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Cependant, la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance n’ont pas disparu des objectifs de l’Union, mais elle se combine avec l’interdépendance. La question qui nous a préoccupé dans cet article était celle de savoir si, jadis absolue et fondatrice, la souveraineté des Etats membres serait devenue un principe relatif supportant le partage et la mise en commun. Est-elle un principe fécondateur de la construction de l’UA ? Comment peut-elle se mettre au service d’un autre principe, celui de la responsabilité ? A travers la perspective constructiviste, il semble que la souveraineté étatique a contribué à la construction de l’Union Africaine. Car elle a favorisé la création d’une institution supranationale dotée d’organes et de compétences propres dont les actions et interactions structurent les identités et les intérêts des Etats membres. Cependant, cette dynamique rencontre des écueils provenant des prétentions souverainistes de la plupart des Etats africains. Pourtant, l’Union Africaine s’avère indispensable pour le continent et mérite des suggestions de nature à améliorer son processus de construction. C’est ainsi qu’en dehors de la détermination des dirigeants africains porteurs du projet, la souveraineté doit être revisitée et redéployée, se mettre au service de la responsabilité qui est l’expression de sa transcendance. Car trop de souveraineté contredit la souveraineté.

LES NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE DANS LACONSTRUCTION DU LEADERSHIP INTERNATIONAL DE LACHINE

En considérant la Chine comme une « République populaire
conquérante », surtout depuis le nouveau millénaire, cette étude vise à
analyser l‟initiative des Novelles Routes de la Soie dans la perspective de
la construction du leadership international de la Chine. Elle parvient à
confirmer l‟idée selon laquelle, le projet de la BRI qui représente le soft
power chinois à grande échelle, est devenu un axe majeur de la politique
étrangère chinoise dans un monde fragmenté, où la tendance est à l‟érosion
du leadership américain et la « bagarre