PAR Serges MEYE NDONG Maître-Assistant en Géopolitique Département de Science Politique Université Omar Bongo (LBV/Gabon) Mail : maydanone@hotmail.fr
Résumé : Ce propos, qui traite des Etats institutionnels dans leurs rapports aux violences politiques en zone CEMAC, s’est voulu, précisément, de répondre à la question selon laquelle, quels sont les mobiles qui expliquent que les Etats de l’Afrique centrale, qui s’étaient pourtant dotés d’une diversité d’institutions dans l’objectif d’encadrer les élections politiques, soient encore confrontés à des violences politiques postélectorales, observées récurremment sur leurs territoires, et quelles esquisses de solutions, entre autres, peuvent-ils être proposées pour y renforcer la sécurité politique ? Pour répondre, cette réflexion a mobilisé la théorie des organisations, dont la mise en œuvre a conduit aux entretiens auprès des acteurs politiques, et des gestionnaires des institutions de sécurité politique. Il est ressorti que les violences sont encore observées, à cause, entre autres, de la gestion patrimoniale des institutions régulatrices des activités sociopolitiques. Les Etats institutionnels de l’Afrique centrale pourraient renforcer leur sécurité politique par l’établissement d’un éthos public, et par l’inculcation du sens de l’intérêt général aux agents publics.
Mots-clés : Afrique centrale, Etat institutionnel, Gestion patrimoniale, Sécurité politique, Violence politique.
Abstract : This statement, which deals with institutional States in their relationship to political violence in the CEMAC zone, was intended precisely to answer the question according to which, what are the motives which explain that the States of Central Africa, which had nevertheless endowed with a diversity of institutions with the objective of supervising political elections, are still confronted with political violence, observed recurrently on their territories, and what outlines of solutions, among others, can be proposed to strengthen it political security? To respond, this reflection mobilized organizational theory, the implementation of which led to interviews with political actors and managers of political security institutions. It emerged that violence is still observed, because, among other things, of the property management of institutions regulating socio-political activities. The institutional states of Central Africa could strengthen their political security by establishing a public ethos and instilling a sense of the general interest in public officials.
Keywords : Central Africa, Institutional state, Wealth management, Political security, Political violence.