Cregrisa

THE CRIME OF POPULAR UPRISING IN AFRICA

PAR Mbah Valentine Tebeck University of Bamenda.

Abstract : In the past decades, political unrest across various countries within the African continent, fuelled by discontent with authoritarian rule, corruption, and inequality, has often led to unconstitutional changes in government, a crime falling within the jurisdiction of the African Court of Justice and Human rights according to the Malabo protocol adopted in 2014. Therefore, the interplay between unconstitutional changes of government (UCG) and popular uprisings in Africa becomes a daunting challenge to democracy and human rights on the continent. Do popular uprisings fall within the definition of the crime of unconstitutional change of Government as established by the Malabo protocol? Utilizing a doctrinal research methodology and drawing from primary and secondary sources, the research underscores the conflicting perspectives surrounding these issues. While, there is a growing tendency amongst African governments to frame popular uprisings as threats to national security, leading to repressive actions and criminalization, the Malabo protocol upholds the right of all peoples to self-determination by which they freely determine their political status and freely pursue their economic, social and cultural development. The challenges arising from the growing criminalization of popular uprisings necessitate a comprehensive approach for the safeguarding of democracy and human rights within the continent. 

Keywords : Unconstitutional Change Government, Popular Uprising, Africa, Criminalise, Fundamental Human Rights.

Resume : Au cours de la dernière décennie, les troubles politiques dans divers pays du continent africain, alimentés par le mécontentement face aux régimes autoritaires, à la corruption et aux inégalités, ont souvent conduit à des changements anticonstitutionnels de gouvernement, un crime relevant de la compétence de la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme selon le protocole de Malabo adopté en 2014. Par conséquent, l’interaction entre les changements anticonstitutionnels de gouvernement (UCG) et les soulèvements populaires en Afrique deviennent un défi de taille pour la démocratie et les droits de l’homme sur le continent. Les soulèvements populaires entrent-ils dans la définition du crime de changement anticonstitutionnel de gouvernement telle qu’établie par le Protocole de Malabo? Utilisant une méthodologie de recherche doctrinale et s’appuyant sur des sources primaires et secondaires, la recherche souligne les perspectives contradictoires entourant ces questions. Alors qu’il existe une tendance croissante parmi les gouvernements africains à présenter les soulèvements populaires comme des menaces à la sécurité nationale, conduisant à des actions répressives et à leur criminalisation, le protocole de Malabo défend le droit de tous les peuples à l’autodétermination en vertu duquel ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel. Les défis découlant de la criminalisation croissante des soulèvements populaires nécessitent une approche globale pour la sauvegarde de la démocratie et des droits de l’homme sur le continent. 

Mots clés : Afrique, anticonstitutionnel, changement, criminalization, droits humains fondamentaux, gouvernement, Populaire, soulèvement.